Ubu Roi est une pièce de théâtre en cinq actes qui met en scène le Père Ubu et la Mere Ubu, au coeur d'une action située en Pologne et liée au roi Venceslas, à la cour, aux nobles, aux magistrats, aux financiers, au peuple et aux armées polonaise et russe.
Des l'ouverture, le Père Ubu, capitaine de dragons et officier du roi Venceslas, est pousse par la Mère Ubu a assassiner le roi et a prendre le pouvoir : il est question de "massacrer toute la famille" pour "te mettre a leur place". Dans l'acte I, la conspiration se noue avec le capitaine Bordure, qui accepte de participer au meurtre de Venceslas.
Une fois la couronne obtenue, la pièce suit l'installation du nouveau régime : le Père Ubu se fait acclamer, distribue de l'or au peuple et organise une course pour une caisse de pièces, avant d'ouvrir le palais a un banquet. Il se présente ensuite comme "roi" et "Maitre des Finances", et la pièce développe un vocabulaire burlesque de la finance et de l'impôt ("phynances", "cheval a finances", "casque a finances").
Le pouvoir d'Ubu entraine arrets, violences et retournements d'alliances : Bordure est emprisonne, s'évade et demande l'appui du czar Alexis, en affirmant qu'un fils de Venceslas, Bougrelas, est encore vivant et doit être rétabli. La révolte s'organise aussi en Pologne : Bougrelas prend la tête d'une foule qui poursuit la Mère Ubu, tandis que l'armée d'Ubu marche et apprend que "tout est perdu" et que la Pologne est soulevée.
La pièce conduit enfin a la guerre contre les Russes, aux fuites et a l'errance (Lithuanie, neige, retraites), puis a l'exil par mer : Ubu et les siens naviguent vers la "douce France" et évoquent Paris, la mer du Nord et la pointe d'Elseneur. L'ensemble compose un texte intégral de théâtre, centre sur la prise de pouvoir, la couronne, l'impôt, l'armée, la révolte et la fuite, porte par une langue volontairement déforme, des scènes de cour et de bataille, et une galerie de personnages clairement listes en tête de volume.
Rédigez votre propre commentaire
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.