« Une dernière fois le Mont Fuji », une mélopée tragique et tendre née d'un long silence assourdissant sorti des lacs asséchés du confinement survenu au début de ce siècle lors de la pandémie mondiale de coronavirus. Une colère sourde du poète nostalgique devant la bascule d'un monde ancien tissé de liens, à un no man's land « sans contact » (expression passée dans le langage courant), qui se consume de sa propre dévoration.
Poète née à Paris, Clara Calvet a également vécu à Berlin et dix années à Moscou dans le cadre de son activité professionnelle. Ce parcours a sans doute enrichi son regard, voire sa réflexion. Sa poésie ainsi que ses traductions de Guennadi Aïgui (poète de langue russe) ont été publiées dans plusieurs revues et recueils de poésie. Elle aspire aux chemins de crête et aux moments musicaux.
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