Paris, 1815. Roger de Granville, magistrat respecté, erre comme une ombre dans les ruelles sombres du Marais, rongé par un mariage devenu prison. Angélique, son épouse dévote, a transformé leur foyer en couvent, étouffant toute joie sous le joug d’une piété inflexible. Granville trouve un refuge inattendu dans le regard de Caroline Crochard, jeune brodeuse qui survit avec sa mère dans la misère de la rue du Tourniquet-Saint-Jean. Entre ces deux femmes, deux destins : l’une, vertueuse jusqu’à l’absurde, l’autre, libre et aimante malgré la précarité. Mais quand Caroline, après des années de bonheur clandestin, quitte Granville pour un autre, le juge découvre l’amère vérité des cœurs inconstants.
Honoré de Balzac (1799-1850), le créateur de La Comédie humaine, fut aussi un extraordinaire observateur de son temps. De 1839 à 1841, il participa à l’aventure des Français peints par eux-mêmes lancée par le libraire Léon Curmer, laissant libre cours à une verve satirique parfois féroce. Après 1842, Balzac réutilisera tout ou partie de ces textes pour les intégrer à La Comédie humaine.
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