Ce second tome de la « Vie de Benjamin Franklin, écrite par lui-même » réunit, en français, une série de textes attribués à Franklin : correspondances, réflexions, discours et fragments. On y lit notamment une lettre à Noé Webster (Philadelphie, 26 décembre 1789) sur l'usage de la langue anglaise et ses évolutions, puis un ensemble de pièces où Franklin observe la vie publique et privée : la presse et ses effets, le luxe, la paresse et le travail, la guerre, la presse des matelots, les lois criminelles et l'armement en course. Le volume aborde aussi des sujets de société comme la traite des nègres et propose des regards sur les « sauvages de l'Amérique septentrionale » ainsi que sur les dissensions entre l'Angleterre et l'Amérique. S'y ajoutent des textes de circonstance et de réflexion : avis à ceux qui veulent s'établir en Amérique, discours prononcé à la dernière convention des États-Unis, projet de collège à Philadelphie, considérations sur des plans de gouvernement, un dialogue entre la goutte et Franklin, une lettre à Madame Helvétius, un poème (« Le papier »), un conte, et des fragments de la suite des mémoires. Par sa diversité, ce tome offre un accès direct à une pensée en mouvement, attentive aux mots, aux institutions et aux pratiques quotidiennes, dans le contexte de l'Amérique du XVIIIe siècle.
Benjamin Franklin, scientifique et homme politique américain. À 17 ans, il décide de quitter Boston et se rend à Philadelphie, ville qu'il marquera à jamais. En 1729, il y reprend La Gazette de Pennsylvanie. Philosophe et écrivain, il publie sous le pseudonyme de Richard Saunders L'Almanach du pauvre Richard, un recueil de chroniques parsemé de maximes, sentences et proverbes en tout genre qui deviendra le livre des sagesses de la classe moyenne de l'époque
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