Le récit s'ouvre dix ans avant la guerre, dans une petite pension de la Riviera où les clients s'indignent : Mme Henriette, épouse d'un industriel, est partie avec un jeune homme rencontré la veille. Tandis que la majorité condamne l'immoralité de cette fuite, le narrateur adopte une position moins accusatrice. Touchée par cette discussion, une vieille dame anglaise (Mrs C.) choisit le narrateur comme confident et lui révèle un épisode décisif de sa vie, survenu en une seule journée. À Monte-Carlo, au casino, elle remarque un jeune homme en proie à la fièvre du jeu - son agitation, sa détresse, et surtout ses mains trahissant l'obsession. Persuadée qu'il court à la ruine (et au désespoir), elle intervient, le suit, tente de le sauver d'un geste irréparable, puis s'engage dans une suite d'actions dictées par l'urgence, la compassion et une fascination grandissante. Au fil de ces vingt-quatre heures, l'aide qu'elle veut apporter au joueur la met elle-même en danger : elle s'expose aux malentendus, à la honte et à la violence des retournements propres à l'addiction au jeu. Le récit prend alors la forme d'un aveu tardif : non une morale, mais la reconstitution précise d'une journée où une existence bascule
Stefan Zweig est un écrivain autrichien de langue allemande, reconnu pour ses récits courts et ses nouvelles à forte intensité psychologique, ainsi que pour ses biographies littéraires.
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