Voyages au temps jadis réunit un avant-propos, sept chapitres, un tableau comparatif et un épilogue daté de Lyon, 2 mai 1888. Théodore Aynard y invite le lecteur à mesurer la distance entre les voyages d'autrefois et les déplacements rendus possibles par le chemin de fer. Le livre s'ouvre sur la poste aux chevaux, les postillons, les relais et les routes, puis donne place à des souvenirs familiaux et personnels. Le récit rassemble notamment des extraits du journal d'Antoine-Henri Jordan en Italie et en Sicile en 1787 et 1788, des épisodes du voyage d'Alphée Aynard en Bretagne, le voyage de Th.-A. à Paris en 1815, un parcours en Suisse en 1834, un long trajet d'Allemagne en Italie en 1839, puis des souvenirs d'Angleterre et d'Écosse en 1844. L'ensemble fait revivre les diligences, malles de poste, voitures, auberges, traversées, lenteurs, frais, itinéraires et usages concrets du voyage avant la généralisation du rail. Porté par une voix de mémoire, discrète et attentive aux faits vus ou transmis par des manuscrits authentiques, l'ouvrage intéressera les lecteurs de récits de voyage classiques, de mémoires familiales et d'histoire sociale des transports. Le tableau final compare Lyon à Paris, Marseille et Genève en 1790, 1810, 1850 et 1888, avec fréquences de départ, places disponibles et durées minimales, avant un épilogue qui confronte l'expérience de 1815 au confort du train de 1888.
Mathieu dit Édouard Aynard, né le 1er janvier 1837 à Lyon et mort le 25 juin 1913 à Paris, est un banquier et un homme politique français, catholique et libéral, député du Rhône de 1889 à 1913 et grand mécène.
Il n'y a pour le moment pas de critique presse.