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Misonoïa
la haine de nous
ePUB
311,7 KB
DRM : filigrane
ISBN : 9782322755257
Éditeur : BoD - Books on Demand
Date de parution : 13.06.2026
Langue : français
Accessibilité: Entièrement accessible
Disponible en :
8,99 €
TVA incluse
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En savoir plusLa conscience n'est pas notre couronne elle est notre blessure la plus ancienne.
Misonoïa nomme ce que l'on savait sans pouvoir le dire : non la haine des autres, non le vide confortable du nihilisme, mais quelque chose de plus intime et de plus impardonnable la détestation du nous lui-même, de ce surcroît de lucidité dont personne n'a demandé le fardeau. Du grec misos (haine) + nous (esprit / intelligence) : la haine de la conscience. Si le mot a manqué si longtemps, ce n'est pas un oubli : la langue ne forge pas volontiers le couteau qui l'égorge.
Zapffe a vu dans l'homme un animal trop conscient pour son propre équilibre. Mainländer a osé l'hypothèse d'un univers qui descend. Cioran a interdit à la noirceur de se prendre en majesté. Ce livre les traverse sans les révérer, puis affronte les trois plus hauts avocats que la conscience se soit jamais donnés Spinoza, Leibniz, Hegel avant de descendre dans notre présent : l'archive qui a tué l'oubli, le flux qui a tué l'ennui, les miroirs qui ont pris la place des visages.
Il existe une question qu'on ne pose pas deux fois à une table d'amis : la vie vaut-elle d'être vécue ? Ce livre est ce qui arrive quand on refuse de changer de sujet.
Ni consolation ni posture. Aucun remède, aucun programme : une exactitude tenue jusqu'à son propre tranchant et, au bout, les seuls gestes qui restent quand on a cessé de mentir.
Pour ceux qui ont cessé de se féliciter d'être éveillés.
Misonoïa nomme ce que l'on savait sans pouvoir le dire : non la haine des autres, non le vide confortable du nihilisme, mais quelque chose de plus intime et de plus impardonnable la détestation du nous lui-même, de ce surcroît de lucidité dont personne n'a demandé le fardeau. Du grec misos (haine) + nous (esprit / intelligence) : la haine de la conscience. Si le mot a manqué si longtemps, ce n'est pas un oubli : la langue ne forge pas volontiers le couteau qui l'égorge.
Zapffe a vu dans l'homme un animal trop conscient pour son propre équilibre. Mainländer a osé l'hypothèse d'un univers qui descend. Cioran a interdit à la noirceur de se prendre en majesté. Ce livre les traverse sans les révérer, puis affronte les trois plus hauts avocats que la conscience se soit jamais donnés Spinoza, Leibniz, Hegel avant de descendre dans notre présent : l'archive qui a tué l'oubli, le flux qui a tué l'ennui, les miroirs qui ont pris la place des visages.
Il existe une question qu'on ne pose pas deux fois à une table d'amis : la vie vaut-elle d'être vécue ? Ce livre est ce qui arrive quand on refuse de changer de sujet.
Ni consolation ni posture. Aucun remède, aucun programme : une exactitude tenue jusqu'à son propre tranchant et, au bout, les seuls gestes qui restent quand on a cessé de mentir.
Pour ceux qui ont cessé de se féliciter d'être éveillés.
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